JAN MANTON ART
OPEN GROUND
1 August - 1 September 2018
https://www.janmantonart.com/open-ground

Painting is an extraordinary process that enables new territories to appear, disappear and to be found again. Living on the edge of the Mediterranean sea, these paintings find their inspiration in a textured mix of landscape, history and human endeavour. Open Ground is as much a reference to the ground specific to painting as it is to the physical environment that surrounds me. The ground in painting refers to the surface on which one paints – like the terrain of the Mediterranean, a painting is the result of a sustained engagement of action and determination over matter.

Miles Hall
Montpellier July 2018

GALERIE AL/MA
OLD WORLD PAINTING
23 février 2018 au 05 mai 2018
5 rue du Plan du Palais — Montpellier

http://galeriealma.com/exhibitions/2018-02-old-world-painting

En choisissant pour titre de son exposition, Old World Painting, Miles Hall pose la question de l’héritage en peinture, de ce passé qui imprègne son geste et son inspiration. Questionnement complexe quand il est exprimé par un artiste australien. Les premières peintures de Miles Hall laissaient apparaître, sur un même support, deux espaces, séparés horizontalement : l’un monochrome, lisse, nourri par la génération des peintres abstraits américains, de Barnett Newman à Ellsworth Kelly ; et l’autre, obscur et imprévisible, porteur des traces d’une expérience physique non préméditée. Ces deux espaces, radicalement opposés, traduisaient déjà cette dualité : un intérêt pour les techniques primitives confrontées à l’une des expressions les plus minimales de la peinture occidentale, le monochrome. Miles Hall préserve la radicalité de l’une sans renoncer à la picturalité de l’autre. Au travers de processus divers et sériels, son travail explore la sensualité de la couleur, du geste et la matérialité de la peinture. Le support et sa forme participent à cette exploration : toile, aluminium, polystyrène sont autant de matériaux sollicités. Pour l’artiste, l’acte de peindre procure l’opportunité de transformer physiquement des matériaux, couleurs et formes en une expérience charnelle. C'est la dimension physique de la peinture qui joue un rôle central dans l’œuvre de Miles Hall.

Pour cette exposition, l’artiste a choisi de travailler avec une peinture à l’huile à base de pigments minéraux sur une toile de lin, chacune des couleurs faisant référence à la palette de Piero della Francesca. En citant cet artiste majeur de la Renaissance italienne, auteur des fresques d’Arezzo (1452-1466), Miles Hall revient sur la matérialité de la peinture, plutôt que sur son « sujet ». Il s’interroge sur la dimension visuelle et haptique de la surface peinte, sur la visibilité de la trame sous les très fines couches d’huile. Comme l’explique l’artiste, “une peinture n'est pas une image mais une chose... une chose qui existe dans l'espace en tant qu'objet avec une surface et une dimension tactile.”

NICHOLOAS THOMPSON GALLERY
19th August - 10th September 2017
155 Langridge St. Collingwood
Melbourne
www.nicholasthompsongallery.com.au

PIGMENTUM MMXVI
EXTENDED THROUGH TO END OF FEBUARY 2017
Jan Manton Art
21 November - 21 December

Official opening Saturday 3rd December along side of Denise Green Recent Work.

A downloadable PDF catalogue for the exhibition is also available :

http://www.janmantonart.com/exhibitions-3/

MILES HALL
PIGMENTUM MMXVI

At the height of the Italian quattrocento, the prosperity of Venice was considerably strengthened by the sale of oltremare de venecia (Venetian overseas goods). Imported products such as pepper, ginger, nutmeg and cloves found themselves combined with local ingredients that re-invigorated culinary and medical traditions. Importantly, the trade of spices provided an entry point for artists’ pigments and the golden age of Italian painting has a certain debt to the colours made from pigments that came from contacts established with eastern and middle-eastern civilisations.

While we don’t know whether Piero della Francesca ever relished a sugo di carni from Bologna, seasoned with cloves, nutmeg and cinnamon, we are certain (via the analysis of his paintings) that he had access to a diverse range of foreign pigments such as vermilion, verdigris, cinnabar, orpiment, azurite blue and the most famous pigment - ultramarine blue, made from imported lapis lazuli mined in what is today known as Afghanistan. Similar to the transmutations occurring in the kitchens of the Italian peninsula, Piero della Francesco incorporated foreign pigments with locally sourced materials such as yellow ochre, raw and burnt umber, vine black and red earth. More than five centuries later, Piero’s paintings continue to touch us through their chromatic beauty, formal elegance and economy of means.

In this way the history of pigments is also the history of cultures, people, trade and the relations established between different societies. These small, modestly sized works entitled PIGMENTUM MMXVI have found their inspiration through research into the history of the silk roads, augmented by a love for colour and the desire to bring pigments from diverse horizons into new configurations and visual dialogues. In a world that is increasingly characterised by the control of boarders, refugees, discrimination and intolerance, I hope that these paintings, in their own small way, can celebrate the beauty of what can occur when disparate things collide.

Miles Hall

Montpellier, November 2016

Other works from the same series are available for viewing at Galerie pompom, Sydney
http://www.galeriepompom.com/

About Ellsworth Kelly
Château d'Assas, Le Vigan, France
Miles Hall Guillaume Moschini Valérie Woillet
About Ellsworth Kelly (1923-2015)

Produite par le conseil départemental du Gard, cette nouvelle exposition explore le territoire de l’abstraction radicale à travers l’œuvre de trois peintres contemporains. Ces derniers sont attachés à la qualité visuelle développée par l’américain Ellsworth Kelly à traves une production exceptionnelle par sa durée et son envergure plastique. Peu connu en France, ce géant de l’abstraction américaine après 1945 est pourtant bien représenté dans les institutions publiques ou privées, comme la fondation Louis Vuitton.

Valérie Woillet et Guillaume Moschini ont été formés autrement que Miles Hall pour lequel les notions de picturalité et d’abstraction coulent de source. A travers l’intérêt toujours vif que suscite l’œuvre de Kelly, les trois peintres de cette exposition se rejoignent sur la question de la vision, celle de la couleur et celle de l’espace sans renoncer au questionnement, toujours d’actualité lui aussi, formulé par Support(s)/Surface(s), sur la matérialité de la peinture.

L’exposition nous éclaire aussi sur les relations artistiques souvent faites de conflits et de surenchères que l’Amérique du nord et l’Europe entretiennent depuis l’après guerre. Pourtant Kelly avait trouvé une harmonie entre l’Impressionnisme, Matisse, l’expressionnisme abstrait et l’art « littéral » des peintres de sa génération. Ainsi la référence à Ellsworth Kelly prend-elle tout son sens puisqu’il est parvenu à l’universalité en surmontant les nationalismes, les chapelles de l’art contemporain et leurs effets de mode par l’élégance et l’épure.

Comment la couleur construit-elle l’espace et comment l’espace agit-il sur la couleur s’interrogent Valérie Woillet et Guillaume Moschini sur des toiles libres. En répartissant des éléments séparés sur un même support et en travaillant des séries, Miles Hall dynamise et renouvelle la vision. Réalisées pour l’occasion, souvent en fonction d’une salle, les œuvres exposées au château d’Assas s’inscrivent dans l’architecture de cet hôtel particulier de l’âge des Lumières rénové par le Conseil départemental du Gard.